Conseiller spirituel

Esprit et sagesse

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Esprit et sagesse

Pensées et réflexions suite et fin

233. Mon dieu, que de ces amours font des bons sentiments ! Car nous sommes distants pour y croire, bien que nous fassions acte de les donner comme l’on se donne à la vie. Que de belles choses, de beaux regards viennent à aimer ces gestes fidèles en nous, comme les mains et les doigts savent parsemer sur les corps, des instants tendres et discrets. Que soupçonner de l’autre qui apprécie ces reflets somptueusement amoureux, si ce n’est ces touchers du cœur, si ce n’est la lumière dans les yeux et le souffle court d’un timbre changeant ? Qu’est-ce qui donne à l’amour cette beauté du plaisir qui ,seule, juge par elle-même la gamme des plaisirs aux notes accordées, qui chante aux cœurs des hommes, leur sourire et les passions magnifiques, aimantes à émouvoir aux larmes, les heures et les secondes tournoyantes, les mots amoureux entre les langues et les palais adorables, afin que se déposent sur les lèvres, les lettres des sens ? Que nous faut-il de plus que des yeux à demi-fermés, respirant des plaisirs magnifiques et profonds ? Aimer est-il le fait de tout quand rien ne le supporte, que le seul souffle du destin et les lumières du soleil, des saisons, aux quatre points cardinaux partageant l’effet de la passion des corps ?

234. Mon Dieu, que sont ces beautés de la femme qui jaillissent à corps perdus et viennent se loger dans le cœur des hommes ? Ou est-il ce temps où tu installas l’amour magnifique dans l’émeraude, le châtain ou le bleu d’un regard et qu’un sentiment amer ne vienne à jamais l’effleurer ? Quelle grandeur d’âme enveloppe cette création comme au sommet d’une justice fidèle à l’union, en amour et comme au sens de la passion, vient à me faire croire à une vie paisible, heureuse et belle ? Que faire de ce passé qui fut heureux à monter les marches du destin et y fonder une fois de plus, le possible et le mesurable par la force des choses ? Ces choses qui nous aiment comme elles le veulent, le souhaitent et accordent nos passions parfois changeantes. Y voir une toile de constellations que ce regard entouré d’étoiles me promet à aimer fort les moments de l’être et son amour partagé. Les âmes ont-elles ce pouvoir du désir incertain qui laisse l’attente et le cœur battant à l’orée du désir de la chair ? Ce corps fragile qui ne cesse de battre aux notes de la vie sinuée de tes cieux. C’est faire de l’amour un refuge que d’aimer la femme.

235. Mon Dieu, que savoir de la vie entre la comprendre de ce qu’elle apporte et ce qu’elle montre à nos yeux ? Que dire de celle qui est faite par nous-même et dont ses sens se perdent au fil du temps ? Qu’est ce temps qui fait de nous des esclaves de nos erreurs ? Nous avons arrimé à nos destins, des mémoires mauvaises, scellées d’inconsciences et de faux gestes. Ne voit-on pas venir comme un vœu, une présence remettant en place les choses que nous avons éparpillées, dans des contrées profondes ou le seul regard de l’infondé, s’évertue et s’emploie à trier les maux sans jamais refaire surface, sous une belle image réparée et graciée. ? Qu’en faire des sentiments d’unité de conscience si ce n’est que nombreuses sont-elles à voir les faits comme malsains d’un côté ou de l’autre ? Les libertés ont-elles ancrées à jamais les flous des opinions pour que jamais ne ressurgissent les hontes et les mépris qui nous aveugleraient ? Voyons cela comme une entreprise faite pour contrer la violence qui gronde, arrivant au bout de son compte, prête à éclater contre une réalité, volontaire et destructrice. Devons-nous surmonter et gravir l’effort courageux d’un nouvel amour inspirant, pour une remise en ordre des choses ?

236. Mon Dieu, nous n’avons déclaré que si peu d’amour aux gloires des amours perdues, qu’il s’en fut d’une vie de voir au-delà des passions, le sein d’une femme comme un hospice réconfortant. Est-ce donc que ton palais est aussi beau que celle qui a des sens, éblouissant les hommes au point de les faire oublier de leur être ? Est-ce le ferment de ton œuvre qui soumet le décor surhumain créateur, aussi fort qu’en la table des mets, tu dispenses les nectars ? L’homme glisse alors ses regards soudains dans les erreurs des gestes qui le portent, et en voir toujours de belles images dont son héros se voit surnaturel pour te ressembler. Que l’image de la femme puisse-t-elle à cela, si ce n’est que l’agir profond dans la forme que dessine sa mémoire au couvert de la vérité. Sa vérité sincère d’un partage amoureux aux soudaines secondes qui traceraient les volutes du temps, faisant selon son désir les choses belles et magnifiques. Des amours solitaires, il en est qui se somment de faire du néant un précipice de bonheur, sous le seul jugement humain d’un don que l’homme saurait de tâcher le pur de l’âme. La femme se retire, va vers l’horizon, attendant que renaisse en elle la tentation, aussi loin, d’avoir voulu faire du goût du plaisir, un goût de sa vie, en son cœur.

237. Mon Dieu, que sommes-nous de chair, d’âme et d’esprit et faits aussi de mauvaises choses ? Pourquoi sommes-nous perdus à en mourir, dans des pensées qui cherchent un équilibre entre le bien et le mal, ce mal que nous devons honorer afin d’en retirer des solutions possibles pour notre existence ? Avons-nous définitivement perdu la clé du bonheur et rendu son bien et son bon ? Nous faut-il retravailler de nouveau à l’image que ton souhait nous voulait ? Doit-on faire revivre ce qui, oublié des temps beaux, planait et aveuglait nos consciences, et dont nous avons tiré un immense profit et un partage généreux de bienfaits qui vivaient, notre cœur partageur pour les hommes ? Eut-il fallu de ces bienfaits, que nous en retirions de nombreuses mauvaises actions ? C’est donc que ces bienfaits ne l’étaient pas complètement. Qu’avons-nous oublié de faire dans nos créations pour qu’elles nous reviennent de plein fouet violemment et sans aucun autre choix que de les assumer comme responsables et nous les renvoyer les uns les autres. 

 238. Mon Dieu, avons-nous donné dans cette vie le tout de ce que nous sommes et que chemin faisant, nous le portons dans un ensemble déraisonnable, perdu dans une osmose bien et mal, d’une même couleur dont surgirait un fait, une présence, autre chose ? L’attendons-nous, ce fait, qu’il vienne d’ailleurs, de l’invisible, de l’incommensurable ? Nous sommes inquiets, qu’on le veuille ou non lors du sommeil du soir, à penser de ce que nous avons établi comme ordre, qui ressemble à un véritable désordre. Chacun en a sa part, son risque, y va de sa parole, de ses mots et peu importe son statut, sa richesse, sa tradition, sa culture, sa religion. Un seul sens pour une unité. Bien heureux celui ou celle qui en aurait le remède miracle à l’identique d’une présence, comme celle de ton Fils prophète pourquoi pas, filigrane du vent, de l’air, du temps, devant chacun de nous, surpris par sa splendeur, son charisme magnifique.

Quel étonnement pour tous et quelle remise en question, dans l’instant, en présence ! Et se disant, ou criant au fou du miracle devant les yeux. Mais pour autant cela remettrait-il en place, de l’ordre et des choses, du meilleur ? J’y crois humblement. Une apparition devant le monde, avec un message : Qu’as-tu à me dire ? Je conseille simplement de répondre : - Pardonne-moi mes péchés.

 

Fin du dixième chapitre